FRANCAIS / ENGLISH

 

 

La peinture de SETCH se définit comme un métissage du signe primitif. Le Signe,
"élément qui permet de conclure à l'existence d'une chose absente "
doit être compris en amont du symbole, à qui on attribue un sens précis, par convention. L'homme primitif nous a laissé,
partout sur la planète, gravé dans la pierre, dans l'argile, peint sur des parois, nombre de signes.

Issus de cultures différentes, de religions différentes, de géographies différentes,
ces signes offrent pourtant de nombreuses similitudes formelles.

La technique employée, le support utilisé réagissent sur le trait.
Les prémices d'une écriture "normalisent " les formes.
Cependant, on reconnaît ici et là une organisation formelle
qui semble exister par delà le sens apporté.

 

 

Ces signes sont aux origines du monde que nous continuons de développer chaque jour. Quand on dit d'un objet qu'il est "beau ", d'un espace qu'il est "agréable ", qu'ici "on se sent bien ",
n'y a-t-il pas là une reconnaissance de formes et de couleurs plus anciennes, enfouie dans notre mémoire collective ?

Si un poisson peut être "symbolisé " par un ovale contenant un cercle, et accolé à un triangle,
cette même figure pourra par ailleurs être identifiée comme un œil, ou autre chose.
Quel est ce lien ?
N'est-ce pas une essence formelle plus profonde ? Dans un monde complexe, éclaté, violent, en perpétuelle mutation, en grande soif de communication,
la reconnaissance de signes primordiaux est un ancrage dans le passé.

" Ou allons-nous ? " est indissociable de " D'ou venons nous ? ". La peinture de SETCH propose une promenade dans ce monde des signes. Sans approche scientifique, sans volonté de classification, sans - surtout - volonté d'attribution d'un sens à ces figures,
elle tente simplement d'éveiller l'observateur à un souvenir enfoui peut être depuis l'enfance,
à une conscience que ce monde immense peut tenir en quelques traits,
au calme et à la sérénité qui doit nous guider vers notre futur.